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Le Carnet

Quels rendez vous et dépistages faut il caler dans l’année après cinquante ans ?

  • calendrier
  • Publié le
  • Mis à jour le
  • 11 minutes de lecture
  • Par Jimenez Julien

Après la ménopause, le suivi intime se disperse: une consultation reportée, une invitation au dépistage rangée dans un tiroir, un renouvellement oublié, une kinésithérapie jamais commencée. Cet article remet ces échéances dans l’ordre de l’année, dit ce qu’il faut préparer avant chacune, et distingue ce qui relève d’un programme national de ce qui dépend de votre situation.

Femme d’une cinquantaine d’années assise à un bureau clair, marquant une date au crayon sur un agenda papier ouvert devant elle

La réponse tient en cinq échéances, et aucune ne tombe au même moment de l’année. Une consultation de bilan en début d’année, le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus selon le rythme prévu pour votre âge, le dépistage organisé du cancer du sein tous les deux ans à partir de cinquante ans, les renouvellements d’ordonnance et les examens de contrôle à la rentrée, et un bilan écrit avant la fin décembre.

Le reste dépend de votre situation: séances de kinésithérapie pelvi périnéale, contrôle après un traitement local, suivi rapproché sous hormonothérapie après cancer du sein. Ces échéances là ne vous sont jamais rappelées par courrier, ce qui explique qu’elles glissent d’une année sur l’autre.

Voici l’année dans l’ordre, avec ce qu’il faut préparer avant chaque case.

PériodeÉchéanceÀ préparer avant
Janvier ou févrierConsultation de bilan sur les douze mois écoulésChronologie des épisodes, liste des produits utilisés, résultats d’examens
Au reçu de l’invitationDépistage organisé du cancer du col de l’utérusDate du dernier prélèvement, courrier d’invitation, choix du professionnel
Tous les deux ans, dès cinquante ansDépistage organisé du cancer du seinInvitation, clichés précédents, compte rendu du radiologue
Printemps et étéPériodes de récidive, déplacements, baignadesConduite à tenir discutée en amont, coordonnées du médecin traitant
Septembre et octobreRenouvellements, examens de contrôle, kinésithérapieDate de fin d’ordonnance, ordonnance d’examen, carnet de séances
DécembreBilan annuel en deux pagesComptage des épisodes, examens réalisés, dépenses de pharmacie

Début d’année: la consultation de bilan et la remise à plat

Une consultation posée en janvier ne sert pas à traiter un épisode en cours. Elle sert à décider ce que vous faites des douze mois écoulés, ce que vous gardez, ce que vous arrêtez, et ce que vous demandez.

Prenez ce rendez vous en décembre, pour une date de janvier. Les agendas se remplissent, et une consultation obtenue dans l’urgence redevient une consultation d’urgence.

Faire le point sur douze mois de gêne

Arrivez avec une chronologie, pas avec un souvenir. Une ligne par épisode: date de début, durée, endroit exact de la brûlure ou de la sécheresse, ce qui a été fait, ce qui a suivi.

Cette chronologie change la nature du rendez vous. Sans elle, vous racontez et la professionnelle reconstitue. Avec elle, vous posez une feuille et vous passez directement aux décisions. Si vous n’avez jamais tenu ce relevé, la méthode pour noter une semaine de brûlures et de gênes urinaires en une ligne par jour se met en place en quelques minutes par soir.

Comptez aussi les épisodes urinaires sur l’année civile. Le nombre d’épisodes documentés dans les douze derniers mois est l’élément qui fait basculer une conversation vers un bilan, et personne ne le retient de tête.

Trier les produits en cours

Videz la trousse sur la table et faites une liste réelle: lubrifiant, hydratant vulvo vaginal, savon, protections, compléments achetés en officine ou en ligne, traitement local prescrit. Notez pour chacun depuis quand vous l’utilisez et à quelle fréquence.

Ce tri sert deux fois. Il montre ce qui a déjà été essayé, ce qui évite qu’on vous propose une piste tenue six mois sans effet. Il révèle aussi les superpositions, quand trois produits agissent sur la même zone sans qu’aucun ne puisse être évalué.

Le dépistage organisé du cancer du col de l’utérus

Ce dépistage relève d’un programme national. Il ne dépend pas de votre bonne volonté ni de la fréquence à laquelle vous consultez: une invitation vous parvient, et le rythme est fixé par le programme.

Ce que le programme prévoit selon l’âge

Le test proposé et son rythme dépendent de la tranche d’âge. Après trente ans, et jusqu’à soixante cinq ans, le programme repose sur un test de recherche du papillomavirus humain à haut risque, renouvelé à intervalle de plusieurs années lorsque le résultat est négatif. Avant trente ans, c’est un examen cytologique qui est proposé, à un rythme plus rapproché.

Deux idées fausses coûtent des années. La première: la ménopause ne met pas fin à ce dépistage, il se poursuit jusqu’à l’âge prévu par le programme. La seconde: ne plus avoir de rapports ne l’annule pas non plus.

L’invitation reçue et le professionnel qui réalise le prélèvement

Les invitations et les relances sont envoyées par les centres régionaux de coordination des dépistages des cancers. Ce courrier n’est pas une publicité: c’est la pièce qui déclenche l’échéance et qui précise les conditions de prise en charge. Rangez le avec vos résultats, pas dans la pile du courrier à trier.

Le prélèvement peut être réalisé par un médecin ou par une sage-femme. Ce point compte quand les délais chez une gynécologue s’allongent: une sage-femme en libéral assure le suivi gynécologique de prévention, et ce rendez vous là est souvent obtenu plus vite.

Le dépistage organisé du cancer du sein

Le programme national de dépistage organisé du cancer du sein s’adresse aux femmes de cinquante à soixante quatorze ans. Il repose sur une invitation et sur un examen renouvelé tous les deux ans. Les modalités et les conditions de prise en charge sont détaillées sur le site de l’Assurance maladie consacré aux dépistages organisés.

Cette échéance se note pourtant dans le même calendrier, pour une raison pratique: c’est le seul rendez vous rappelé par courrier, il sert donc de point d’ancrage aux autres.

Pour les femmes déjà suivies après un cancer du sein, la logique est différente: le suivi est organisé par l’équipe qui vous prend en charge, avec son propre rythme. Dans ce cas, la case du calendrier n’est pas l’invitation reçue, c’est la consultation de suivi, et c’est là que se pose la question des effets intimes de l’hormonothérapie.

Printemps et été: les périodes où les épisodes reviennent

Beaucoup de femmes signalent une concentration d’épisodes sur certaines périodes de l’année. Aucune cause certaine ne peut être avancée, et ce qui vaut pour l’une ne vaut pas pour l’autre. La seule façon de savoir si cela vous concerne est de regarder vos propres dates sur deux ou trois années.

Chaleur, voyages, baignades, changement de rythme

Notez le contexte au même titre que la brûlure. Ce qui change à cette saison est concret: vous buvez différemment, vous êtes loin de votre médecin traitant, les horaires de repas et de sommeil bougent, les maillots restent humides, les trajets sont longs et les arrêts rares.

Préparer un déplacement quand les cystites reviennent

Une cystite récidivante transforme le moindre départ en calcul. La préparation se fait avant, en consultation, jamais depuis une location le dimanche soir.

  • Discuter en amont, avec votre médecin traitant, de la conduite à tenir en cas d’épisode pendant le voyage, et de ce qui justifie de consulter sur place sans attendre le retour.
  • Emporter les coordonnées de votre médecin traitant et la copie de vos derniers résultats d’examen de laboratoire.
  • Repérer avant le départ un laboratoire de biologie médicale et un cabinet ouverts près de votre lieu de séjour.
  • Garder le carnet à jour pendant le séjour: une date notée sur place vaut mieux qu’un souvenir reconstitué au retour.
  • Connaître les signes qui imposent un avis rapide, notamment la fièvre, une douleur du bas du dos ou du sang dans les urines.

Cette anticipation coûte une question posée en consultation au printemps. Le même épisode géré en urgence un jour férié coûte bien davantage, en argent comme en heures, et le détail des postes d’une année de gênes intimes non suivies le montre poste par poste.

Rentrée: renouvellements, contrôles et kinésithérapie pelvi périnéale

Septembre est le mois où les échéances se rattrapent. Les ordonnances rédigées au printemps arrivent à leur terme, les examens de contrôle demandés avant l’été n’ont pas été faits, et les cabinets rouvrent leurs plages de rendez vous.

Anticiper la fin d’une ordonnance

Notez la date de fin de chaque ordonnance le jour où elle vous est remise, et posez un rappel plusieurs semaines avant. Une ordonnance qui expire un vendredi soir donne une rupture de traitement, puis un épisode, puis une consultation en urgence pour un renouvellement qui aurait pris cinq minutes.

Notez de la même façon les examens de contrôle demandés: ordonnance en cours, examen fait le jour où vous allez au laboratoire, résultat rangé avec la date. Un examen prescrit et jamais réalisé bloque la suite du raisonnement médical, souvent sans que personne ne s’en aperçoive avant la consultation suivante.

Commencer ou reprendre des séances

La kinésithérapie pelvi périnéale est le rendez vous le plus souvent reporté, parce qu’il demande de la régularité et qu’aucun courrier ne le rappelle. La rentrée est le bon moment pour poser une série de séances dans l’agenda plutôt qu’une intention.

Tenez un carnet de séances: date, exercices donnés, exercices réellement faits à la maison, sensations entre deux séances, gênes urinaires sur la période. Ce carnet se partage avec la kinésithérapeute et lui évite de vous demander à chaque fois comment cela s’est passé depuis la dernière fois.

Fin d’année: le bilan en deux pages

En décembre, tout se range en deux pages. Première page, la chronologie: nombre d’épisodes, dates, durées, examens réalisés et résultats. Deuxième page, ce qui a été essayé: traitements prescrits, durées, produits achetés, ce qui a été arrêté et pourquoi, et le total des dépenses de pharmacie sur l’année.

Ajoutez trois lignes en bas de la deuxième page: ce qui s’est amélioré, ce qui a empiré, ce qui reste sans réponse. Ces trois lignes sont celles que vous lirez en premier au rendez vous de janvier.

Ce document a un effet mécanique: il vous évite de repartir de zéro. Sans lui, chaque consultation recommence l’histoire depuis le début et vous répondez encore une fois à la question du nombre d’épisodes par une approximation. Avec lui, la conversation démarre là où elle s’était arrêtée. Il vous protège aussi de la spirale des achats répétés, dont les erreurs d’automédication qui font durer une gêne intime pendant des années décrivent le détail.

Tenir ce calendrier de tête est impossible: six échéances, des rythmes différents, des rappels qui arrivent par courrier pour deux d’entre elles seulement et pour aucune des autres. C’est précisément ce que le carnet Vulvella et ses rappels de contrôle et de renouvellement prennent en charge, avec des libellés neutres qui ne racontent rien à l’écran.

Une année suivie ne demande pas plus de temps qu’une année subie, elle demande seulement que les dates soient posées à l’avance. Pour voir à quoi ressemble un calendrier annuel rempli et le bilan de deux pages qui en découle, demandez une démonstration du carnet Vulvella et vous saurez quelles cases poser dès ce mois ci.

Vous voulez arriver au prochain rendez vous avec des dates plutôt qu'avec un souvenir. Vulvella note vos brûlures, votre sécheresse, vos douleurs et vos épisodes urinaires, puis prépare une page de synthèse à poser sur le bureau de votre médecin traitant, de votre sage-femme, de votre gynécologue ou de votre urologue.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de Vulvella et directeur de la publication du site

Jimenez Julien

Auteur et éditeur de Vulvella

J'édite Vulvella, le carnet discret qui date les brûlures, la sécheresse vulvo vaginale, les douleurs et les cystites récidivantes après la ménopause, avec la relecture d'une sage-femme libérale et d'une urologue exerçant en France. Je n'écris jamais de contenu médical seul et le carnet ne conclut jamais à la place d'une professionnelle de santé.

Lire le parcours de Jimenez Julien et la méthode de relecture du carnet

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