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Derrière le carnetJimenez Julien, auteur et éditeur de Vulvella
Je conçois des logiciels français simples, pour des situations précises que personne ne veut nommer à voix haute. Vulvella est né d'une conversation dans un cabinet de sage-femme, à propos de femmes qui arrivent en consultation avec une gêne ancienne et pas une seule date.
Je m'appelle Julien Jimenez. J'édite des outils numériques sous la société MLJ, une SASU immatriculée à Paris. Je ne suis ni médecin, ni sage-femme, ni pharmacien, et je n'écris jamais seul une ligne de contenu médical. Mon métier est ailleurs : transformer une situation confuse en un objet clair, une suite de champs, de dates et de mots que l'on peut relire, imprimer et poser sur un bureau.
Vulvella traite d'un sujet dont on ne parle pas dans les dîners : la sécheresse vulvo vaginale, les brûlures, les rapports douloureux, les cystites qui reviennent après la ménopause. J'ai longtemps hésité à travailler ce terrain, précisément parce qu'il n'est pas le mien. J'ai fini par comprendre que le problème n'était pas médical mais documentaire, et que là, je pouvais servir à quelque chose.
Ce que j'ai entendu avant d'écrire la première ligne
Tout est parti d'une remarque d'une sage-femme libérale installée dans une petite ville de la Sarthe. Elle m'expliquait que le suivi gynécologique de prévention, qu'elle assure au quotidien dans le cadre légal français, bute presque toujours sur la même difficulté : la patiente ne sait pas dire depuis quand. Pas parce qu'elle a oublié, mais parce qu'elle n'a jamais osé compter. Elle dit un peu, elle dit ça va, elle dit ce n'est pas grave, et il faut vingt minutes pour obtenir trois repères de temps.
J'ai passé les mois suivants à écouter. J'ai rencontré des femmes de quarante six à soixante deux ans, dans des cuisines, dans des salles d'attente, au téléphone. J'ai lu des centaines de messages publics de forums français où des femmes décrivent, avec des mots empruntés et souvent faux, ce qu'elles ressentent depuis des années. J'ai discuté avec des pharmaciennes d'officine de quartier qui voient revenir la même cliente chercher un gel différent tous les deux mois, et qui n'ont ni le cadre ni le temps pour faire davantage.
Trois constats se sont imposés, et ce sont eux que Vulvella tente de corriger.
Le premier constat tient au vocabulaire. Beaucoup de femmes disent mycose pour parler d'une sécheresse, disent infection urinaire pour parler d'une brûlure vulvaire sans germe, disent irritation pour parler d'une atrophie vulvo vaginale. Cette confusion n'est pas une faute : personne ne leur a jamais donné les mots. Elle a pourtant un coût réel, parce qu'elle conduit à des achats inutiles, à des traitements d'essai et à des mois perdus.
Le deuxième constat tient au temps. Les symptômes fluctuent avec la ménopause, l'activité sexuelle, l'hygiène, le sport, les longs trajets, les traitements en cours. Rien de tout cela ne se voit dans un souvenir. Cela ne se voit que dans une suite de dates. Une femme qui pose sur la table une chronologie de trois mois obtient, en quelques secondes, l'attention clinique qu'elle mettait auparavant vingt minutes à obtenir.
Le troisième constat tient à la honte. Beaucoup de femmes m'ont dit la même phrase, presque mot pour mot : j'aurais préféré montrer un papier plutôt que de le dire. C'est de cette phrase que sont nés l'export en une page, le mode confidentialité et le refus absolu du moindre visuel suggestif sur ce site.
Pourquoi ce carnet et pas une application de conseils
Le marché regorge déjà d'applications qui promettent de faire disparaître une gêne intime avec une routine, une tisane ou un protocole. Elles fonctionnent commercialement parce qu'elles évitent la consultation, et c'est exactement ce qui les rend nuisibles quand il s'agit d'un syndrome génito urinaire de la ménopause, d'une cystite récidivante ou d'une douleur vulvaire persistante.
Vulvella prend le chemin inverse. Le carnet est conçu pour vous amener chez une professionnelle de santé, pas pour vous en éloigner. Il ne nomme aucune maladie, ne recommande aucun produit, ne vend aucune marque, ne touche aucune commission d'affiliation. Il affiche au contraire un rappel immédiat devant une fièvre, du sang dans les urines, une douleur du bas du dos, une plaie ou une lésion visible, parce que ces situations demandent un avis rapide et non une note dans un carnet.
Cette position a une conséquence économique que j'assume. Un abonnement à 9 euros par mois, un trimestre à 19 euros et une année à 79 euros ne financent pas une équipe commerciale. Ils financent l'écriture, la relecture médicale et l'hébergement, et ils garantissent que personne d'autre que vous n'est le client de ce produit.
Ma méthode de travail et mes convictions produit
Cinq règles gouvernent chaque écran de Vulvella et chaque phrase de ce site.
Le mot exact, jamais le mot cru ni le mot flou
Vulve, vestibule, vagin, urètre, périnée, sécheresse vulvo vaginale, vestibulodynie, atrophie : le carnet écrit ces termes en toutes lettres, en bas de casse, sans italique et sans guillemets. Les mettre à part reviendrait à les rendre honteux. À l'inverse, aucun terme cru, aucune allusion, aucune image de corps. Une femme doit pouvoir ouvrir Vulvella dans une salle d'attente.
Aucune conclusion à la place d'une professionnelle
Le carnet observe et présente. Quand il repère une récurrence, il l'écrit sous la forme d'une observation datée à vérifier, jamais sous la forme d'une cause. Le seuil de quatre épisodes sur douze mois, retenu en France pour parler de cystite récidivante, est rappelé comme un repère à discuter avec un médecin, pas comme un verdict.
La relecture médicale avant la mise en ligne
Le glossaire anatomique, les listes de questions et les messages d'alerte sont relus par une sage-femme libérale et par une urologue exerçant en France. Quand une formulation ne passe pas leur relecture, elle est réécrite ou supprimée, même si elle rendait le produit plus attractif.
Le respect absolu de la discrétion
Mode confidentialité, nom d'application neutre, notifications sans contenu explicite, verrouillage par code, suppression totale des données en une seule action et sans justification. Aucune de ces fonctions n'est une option payante : elles sont dans la formule la plus simple, parce qu'elles conditionnent l'usage.
Aucun outil de mesure d'audience
Ce site ne dépose aucun cookie de mesure, n'utilise aucun script d'analyse et n'affiche donc aucun bandeau de consentement. Sur un sujet aussi intime, savoir combien de femmes lisent quelle section ne vaut pas le prix de leur tranquillité.
Ce que Vulvella ne fera jamais
- Aucun diagnostic, aucune suggestion de maladie, aucune probabilité affichée.
- Aucune vente de complément alimentaire, de gel, de sonde ou de dispositif, et aucun lien affilié.
- Aucune revente, aucun partage et aucune exploitation publicitaire des données du carnet.
- Aucun contenu sexuel, aucune photographie de peau intime, aucun ton racoleur.
- Aucun message qui laisserait entendre que vous pourriez vous passer d'une consultation.
MLJ, l'éditeur du service
Vulvella est édité par MLJ, SASU au capital de 500,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 934 769 837, inscrite au greffe de Paris le 30 octobre 2024, numéro de TVA intracommunautaire FR44934769837. Je suis le directeur de la publication du site et je réponds personnellement aux messages reçus par le formulaire, sous deux jours ouvrés.
MLJ n'a pas d'actionnaire extérieur, ne prend pas de financement publicitaire et n'a signé aucun partenariat commercial avec un laboratoire, une marque de produits d'hygiène intime ou un fabricant de dispositifs. Cette indépendance est la seule raison pour laquelle un carnet peut se permettre de conseiller la consultation plutôt que l'achat.
Vous pouvez m'écrire directement à jimenezjulien42@gmail.com, sans passer par le formulaire, si vous préférez une conversation simple. Les remarques de professionnelles de santé, sages-femmes, gynécologues, urologues, kinésithérapeutes pelvi périnéales et pharmaciennes, sont particulièrement bienvenues : elles font évoluer le carnet plus vite que n'importe quelle idée de produit.
Ce que j'écris dans Le Carnet des mots justes
Le magazine de Vulvella porte le nom de ce qu'il cherche à donner : les mots justes. Les neuf articles ci dessous ont été mis en ligne le 3 septembre 2026, le jour de l'ouverture du site, et ils sont relus avec une sage-femme libérale et une urologue exerçant en France. Le sommaire complet se lit sur la page du Carnet des mots justes.
- Comment décrire une brûlure intime à votre médecin sans tourner autour du pot ? : guide pratique, publié le , 8 minutes de lecture.
- Faut il passer par votre médecin traitant avant de consulter une gynécologue ? : reglementation, publié le , 9 minutes de lecture.
- Quelles erreurs transforment une gêne intime en trois ans d’achats sans suivi ? : erreurs a eviter, publié le , 8 minutes de lecture.
- Lubrifiant, hydratant intime ou traitement prescrit, que change chacun sur la sécheresse ? : comparatif, publié le , 9 minutes de lecture.
- Comment documenter trois cystites en trois mois pour obtenir enfin un bilan complet ? : cas d usage, publié le , 10 minutes de lecture.
- Que faut il emporter au rendez vous quand la gêne intime dure depuis des mois ? : checklist, publié le , 7 minutes de lecture.
- Quels rendez vous et dépistages faut il caler dans l’année après cinquante ans ? : calendrier, publié le , 8 minutes de lecture.
- Combien coûte vraiment une année de sécheresse et de cystites laissées sans suivi ? : chiffrage, publié le , 8 minutes de lecture.
- Qu’est ce qui change dans la prise en charge des troubles intimes après la ménopause ? : tendances, publié le , 9 minutes de lecture.